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Le Roi Arthur - 2017, Guy Ritchie (Critique avec spoilers)

SYNOPSIS : Jeune homme futé, Arthur tient les faubourgs de Londonium avec sa bande, sans soupçonner le destin qui l'attend – jusqu'au jour où il s'empare de l'épée Excalibur et se saisit, dans le même temps, de son avenir. Mis au défi par le pouvoir du glaive, Arthur est aussitôt contraint de faire des choix difficiles. Rejoignant la Résistance et une mystérieuse jeune femme du nom de Guenièvre, il doit apprendre à maîtriser l'épée, à surmonter ses démons intérieurs et à unir le peuple pour vaincre le tyran Vortigern, qui a dérobé sa couronne et assassiné ses parents – et, enfin, accéder au trône… 

Plusieurs films se sont déjà centrés sur le personnage du Roi Arthur. Ainsi, sont sortis successivement Les Chevaliers de la Table ronde de Richard Thorpe en 1953, Excalibur de John Boorman en 1981, Lancelot, le premier chevalier de Jerry Zucker en 1995, ou encore Le Roi Arthur d'Antoine Fuqua en 2004. Ces deux derniers n'ont pas été appréciés par la critique.

Le long métrage de Guy Ritchie est en quelque sorte une ré-imagination de la légende d’Arthur d’après la compilation de récits de Thomas Mallory "Le Morte d'Arthur", publiée en 1485 et qui avait d’ailleurs servi de base à l’Excalibur de John Boorman

Le réalisateur voulait concevoir le Roi Arthur comme quelqu'un d'assez détestable, en prenant le contrepied du cliché voulant que le personnage soit un preux chevalier tourné vers un but unique, sa Quête. "Au contraire, nous voulions que notre Arthur soit égocentrique et mal élevé, et qu’il prenne peu à peu conscience des enjeux qui l’entourent. Il en résulte d’un combat intérieur chez le personnage."

Acteur très physique comme ses multiples prestations l'ont prouvé, Charlie Hunnam a suivi un entraînement des plus rigoureux pour se glisser dans la peau de son personnage, comprenant notamment 500 pompes quotidiennes, de la boxe et du combat à l'épée. Il a aussi expliqué avoir observé pendant de longues heures les techniques de combat du pratiquant professionnel de MMA irlandais Conor McGregor dans le but de se les approprier et ainsi s'en servir pour le rôle. Au total, Hunnam a pris 10 kilos de muscles. (et cela se voit dans le film) 

Jouant le méchant du film, Jude Law est très familier des tournages sous la direction de Guy Ritchie puisqu'il est en tête d'affiche de la lucrative franchise Sherlock Holmes, dont le troisième volet est d'ailleurs toujours dans les tuyaux. 

Avec Guy Ritchie, fini la légende arthurienne, la quête du trône, etc... 

(D'ailleurs, si vous êtes un inconditionnel de la légende, passez votre chemin, vous serez déçus par la version de Ritchie, surtout si vous ne l'aimez pas !) 

Le metteur en scène nous fait rentrer dans le film par une scène qui sera la plus monstrueuse - dans le sens sens grandiose du terme - avec des Oliphants de la taille de King Kong. 

Il introduit dynamiquement l'histoire, et c'est peut-être d'ailleurs à cause de cela qu'on obtient une grosse partie centrale qui semble classique ... Le scénario en est la cause principale car même si ce dernier est plutôt bien structuré et donne un rythme correct au film, il fait souffrir le long métrage d'un essoufflement plutôt assommant; proposant des scènes un peu en deçà du reste et un milieu de film par moment ennuyeux; mais heureusement pas constant car entrecoupé de scènes d'action totalement jouissives. Notamment celles des combats à l'épée Excalibur, absolument bluffant et rendues unique par les ralentis caméra ultra maitrisés ! 

Un plan Go Pro lors d'une poursuite est regrettable, mais on passera outre - celui ci est très court - tellement l'action, est, ici, totalement un pur bonheur visuel rarement vécu, pour ma part, au cinéma !

Du côté des acteurs, Charlie Hunnam campe un Arthur plus que convaincant étant donné l'entrainement qu'il a fait pour le film, cela s'avère payant. Coup de coeur pour cet acteur ! 

 

Ce dernier est accompagné de talents bien choisis, que ce soit le Jude Law trop peu présent à l'écran à mon goût ces derniers temps qui nous offre une belle prestation, très convaincant en "méchant", son jeu est absolument bluffant. Ou encore ce bon vieux Eric Bana dans un rôle plutôt éclair, mais très plaisant !

Sinon, j'avais une crainte de voir David Beckham en faire trop, mais celui ci ne "se la joue pas comme Beckam", mais joue sobre. 

Enfin, musicalement parlant, Daniel Pemberton, ayant déjà collaboré avec le réalisateur sur The Man from U.N.C.L.E., nous livre une partition à la fois originale, audacieuse et prenante ! Si pas mal de titres sont tout de même en dessous du reste, on retiendra 2-3 morceaux vraiment percutants donnant aux scènes en question une identité sonore atypique et personnelle.  A écouter ici

Je suis un peu resté sur ma fin, lorsqu'Arthur brandit son épée. Peut-être est-ce l'introduction d'une suite... Mais, heureusement, ce film se suffit à lui même ! 

“ Fun et psychédélique, Le Roi Arthur est un pur bonheur visuel (ralentis maitrisés) et sonore (OST de Daniel Pemberton magistrale) ! ”

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Renaud

#Cinéphile D. Chazelle, C. Nolan, G. Ritchie // http://www.myfavoritemoviesandmore.com // #OST H. Zimmer, M. Giacchino, D. Pemberton
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