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Baby Driver - 2017, Edgar Wright (avec légers spoils)

 
Date de sortie 19 juillet 2017 
 
SYNOPSIS : Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby a un truc pour être le meilleur dans sa partie : il roule au rythme de sa propre playlist. Lorsqu’il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre fin à ses activités criminelles pour revenir dans le droit chemin. Mais il est forcé de travailler pour un grand patron du crime et le braquage tourne mal… Désormais, sa liberté, son avenir avec la fille qu’il aime et sa vie sont en jeu. 

Vingt deux ans ! Vingt deux ans que le cinéaste d'origine britannique a l'idée de Baby Driver en tête. Depuis qu'il a entendu Bellbottoms  du groupe The Jon Spencer Blues Explosion pour la première fois.

Bill Pope, le directeur de la photographie du film et collaborateur de longue date du réalisateur, confirme : Depuis ses 21 ans, âge où il a découvert Bellbottoms de Jon Spencer Blues Explosion, Wright rêvait de filmer une course-poursuite en voiture sur ce morceau.

Wright y travaille depuis six ans. Comme bien d'autres réalisateurs - Quentin Tarantino ou Nicolas Winding Refn - Edgar Wright cite The Driver comme principale inspiration. En effet, il s'est impregné du polar de Walter Hill dont il a relu le script avant même l'écriture du scénario de Baby Driver. Il s'est par ailleurs offert un vrai plaisir de fan en invitant Walter Hill sur le projet, lui donnant un caméo vocal avec le rôle du traducteur à la fin de son film.

Quatre ans avant le début du tournage principal, Edgar Wright et le monteur Paul Machliss ont en effet rassemblé une playlist de plus de 30 titres qui ont inspiré le scénario du film. Ansel Elgort a d'emblée pris conscience du caractère singulier du projet. Il raconte : "Le scénario m’a été remis sur un iPad qui contenait de petites émoticônes aux couleurs du film sur lesquelles on pouvait cliquer pour écouter la musique qui accompagnerait les scènes. La musique était le moteur du scénario, comme c’est le cas dans le film. En le lisant, on pouvait déjà se faire une idée du tempo des scènes."

Pour les besoins du film et afin de rendre les scènes de poursuite réalistes - réalisées sans trucage, suffisamment rare pour être souligné - Ansel Elgort a dû mobiliser d'autres compétences. Il déclare : "Comme il sert de chauffeur à des braqueurs de banque, il a fallu que je prenne des leçons de pilotage, et comme son père adoptif est sourd, j’ai dû apprendre la langue des signes. Et puisque la musique est le moteur de sa vie, la danse et la chorégraphie ont donc constitué un défi supplémentaire"

La scène d'intro avec la course poursuite sur la chanson Bellbottoms est tout simplement la meilleure que j'ai vu au cinéma depuis le plan séquence d'intro de La La land ! D'ailleurs, on pourra noter les plans en synchro totale sur les personnages au moment des percussions de ce titre.

La synesthésie action/son est parfaite. Chaque plan est une suggestion d'idée. L'image suffit pour ressentir l'action, l'émotion, ...

La bande son, c'est le moteur du film ! Chaque séquence = un titre ! Introuvable complète, elle peut s'écouter sur Spotify, sur Deezer ou Apple Music ! Ou même en vinyle ! 

En partant de sa track list d'une trentaine de titres, Wright à commencé à écrire son scénario. Et cela se ressent clairement, puisque la musique est le moteur de ce long métrage, conçu comme une comédie musicale post moderne.

Tout est fait pour qu'on aime ce film ! Tout ! 

On s'attache à "Baby", dès les premières secondes du film, tellement Ansel Elgort y est juste. sa relation avec Debora est touchante, Lily James l'incarne avec brio. Beaucoup de comique y est parsemé, notamment lorsque Baby playback sur sa playlist dans ses écouteurs vissés aux oreilles - jolie pirouette scénaristique, qui explique la musique tout au long du film, ce qui est fort bien trouvé et se tient - sans oublier ses multiples paires de lunettes solaire ! 

Jolis questionnement sur la solitude, la perte des parents, la confrontation face à des choix importants sur l'amour, les désillusions, ce qui est bien ou pas... 

C'est Debora qui va aider Baby à s'en sortir, elle est bien mise en valeur par le scénario, elle rôle à jouer dans ses choix. 

Coté anti héros, Kevin Spacey est impeccable en chef de gang, avec l'humour sans trop de doses et vantard comme il faut ! Et Jamie Foxx en bad guy, c'est jouissif ! Sans oublier Jon Hamm, qui est un excellent choix ! Seul regret, leur manque de développement amoindrira l'attachement qu'on aura pour ces bad guys...

On pourra noter, l'excellente mise en scène du de la séquence de gun fight avec les coups de feu entièrement synchronisés sur " Tequila". Mon moment préféré du film ! 

Conçu comme une comédie post moderne, Baby Driver nous régale pied au plancher, le son en parfaite osmose avec l'action. Drive, baby, drive !

Actuellement en salles.

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Renaud

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